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France: Ambiance autour du procès de la voiture de flic brulé à Paris en mai 2016, et appel à continuer!

Durant les quelques jours où s’est tenu le procès de l’affaire de la keufmobile brûlée, nous sommes nombreu-ses à avoir tenu à exprimer notre refus de regarder tranquillement la justice juger des gens pour ce feu de joie. Au tribunal, car cela permet de ne pas laisser seul-e-s les prévenu-e-s et leurs «proches», parce que ça pèse dans le rapport de force qui se joue face aux juges, et parce que ça montre qu’il est possible de briser le silence de mort qui entoure ces salles. À l’extérieur, car celle.ux qui portent caméras, toges et uniformes ne sont pas celle.ux avec qui nous voulons partager nos désirs de révolte, et ne sont pas les seul-e-s à faire fonctionner ce monde de fric, de flics et de barbelés.

Soyons nombreu.ses à accueillir le verdict comme il se doit.
Rendez vous au tribunal, le 11 octobre 2017 à 10h,
et dans la rue le même jour à 19h30, métro Ménilmontant.

1er jour, mardi 19 septembre

Il y a déjà pas mal de monde réuni devant la salle d’audience lorsqu’on arrive un peu avant 13h. Énormément de journalistes aussi.
Le temps de prendre la température et de comprendre ce à quoi on va devoir faire face, un procès très «médiatique».
Si dans un premier temps, on se sent éparpillé-e-s, l’ambiance commence à nous échauffer et on en fait de même en invectivant quelques journalistes.
Lors de l’appel des inculpés qui comparaissent «libres», des parapluies sont déployés pour empêcher les charognards de voler des images, ça marche plutôt bien et ce sera répété à différentes reprises. À côté de ça, les journalistes sont bousculés, leurs caméras sont culbutées, des perches descendues, des objectifs recouverts d’autocollants, …
Dès le départ, beaucoup savent qu’on ne va pas tou-te-s rentrer, et ça commence à râler.
Quand l’accès est «officiellement» refusé, quelques slogans fusent pour exiger «une grande salle» ou que «tout le monde rentre ou pas de procès», des personnes tapent dans les mains, tapent des pieds, mais on est encore éparpillé-e-s.
Au bout d’une bonne demi-heure, ça commence à prendre. De plus en plus de personnes s’amassent (au moins une centaine, peut-être plus) et gueulent. Au-delà des slogans, on sent que c’est aussi la volonté de pas laisser faire la justice dans l’indifférence qui s’exprime.

Le slogan principal est «une grande salle» la créativité et l’ambiance aidant, celui-ci se transformera au fur et à mesure en «une grande salle ou pas de procès du tout», «une grande salle et pas de procès du tout», «pas de procès du tout, ou pas de procès du tout».
Certaines réclameront aussi «la sainte chapelle», d’autres des «transats» ou encore «un ventilo».
L’ambiance est bonne, on commence à sentir qu’on peut peser dans le rapport de force, ou en tout cas ne pas juste être là de manière impuissante à attendre de voir les inculpé-e-s se faire aligner par les juges.
Des slogans s’inventent sur le moment «olélé, olala, relaxe totale pour tou-te-s les inculpé-e-s». Le fil des suspensions donne du baume au cœur et à chaque fois qu’avocats ou autres personnes qui voudraient se poser en médiateurs essaient de nous «ramener à la raison» ou de nous endormir, il y a la bonne intelligence de ne pas rentrer en dialogue mais des les surpasser par le bordel, ce qui fait qu’on ne saura jamais ce qu’ils avaient de beau à nous raconter.

Lors de la sortie des inculpés, les charognards journaflics se pressent, et se font bousculer énergiquement par les soutiens, ce qui conduit à quelques chutes. On repart en collant moult autocollants et chantant des slogans un peu plus osés, «les tribunaux en feu et les juges au milieu», «à la première, à la deuxième, à la troisième voiture brulée, on aime tou-te-s les grillades de condés».

En lisant internet, on apprend que dans la nuit de la veille, à Limoges, cinq véhicules de gendarmerie ont été incendié dans l’enceinte de la caserne, une banderole a été déployée à Toulouse sur le couvent des Jacobins, et aux Lilas trois autolibs ont été incendiées en solidarité.

2e jour, mercredi 20 septembre

Sans grande surprise, le pouvoir a su réimposer ses règles du jeu au tribunal. Pour empêcher l’attroupement devant la salle, le contrôle de sécurité est renforcé, certain-e-s se verront ouvrir les sacs, refuser les parapluies, jeter stickers et montrer que leur bouteille d’eau en contenait bien. Beaucoup ont du faire plus de deux heures de queue pour y accéder. L’arrivée au compte-goutte rend difficile un bordel similaire à celui de la veille, et le procès peut malheureusement se tenir à peu près dans le calme. Dehors, l’attente en décourage plus d’un-e et les nouvelles de faibles probabilités de perturbation en motivent quelques-un-e-s à aller exprimer leur solidarité loin du tribunal. Aux alentours de Belleville, autocollants contre la police, affiches contre la prison, tracts contre la Justice, et vice-versa, sont diffés et collés. Dans le tribunal, les toilettes sont encore une fois (et comme les jours suivants) repeintes et taguées, «autocollées». Deux personnes se feront arrêter sur la base de vidéosurveillance, et malgré les protestations des autres personnes présentes, seront emmenées au comico pour 24h. Pour une question de manque de clefs et de timing, une perquisition a été annulée au dernier instant, devant la porte de l’immeuble.

En fin d’après-midi, un rassemblement en réponse aux perquisitions ayant eu lieu à Bure et alentours le matin même s’est tenu en face du Palais de Justice, réunissant près d’une centaine de personnes. On a pu y voir deux banderoles faisant un lien solidaire entre les perquisitionné-e-s de Bure et les inculpé-e-s de la keufmobile brûlée, dont une sur laquelle était écrit «Bure ça rime avec voiture».

3e jour, jeudi 21 septembre

L’audience commence à 10 heures, et la salle réagit aux diverses divagations du proc’ affirmant que les couleurs successives du caleçon, mauve, bordeaux, prune ou rose sont «similaires». Le juge désire affirmer son autorité de patriarche en expulsant une personne de la salle, pour toute la durée du procès. Ça calme un peu l’intérieur. Certain-e-s ont entendu parler de l’incendie de l’entrepôt de la gendarmerie de Grenoble, ce qui réjouit pas mal de monde. Devant la salle, ça chambre sur les gendarmes, cherche des slogans, «de Limoges à Grenoble, …». Beaucoup de monde désire rentrer, dont un citoyen-proflic-facho. Il se fait un peu chahuter, se voyant obligé de se cacher derrière ses amis les gendarmes. Une heure plus tard, une escorte de gendarmes le fera entrer dans la salle. Protestations et tentatives de les en empêcher conduiront à une bousculade et une vingtaine de personnes se feront sortir manu militari par les gendarmes, non sans résister et crier. Bordel et slogans forceront le juge à suspendre quelques minutes l’audience. Impossible de rentrer à nouveau, certain-e-s iront à la manif syndicale où l’on entendra des slogans faisant écho au procès, et où Gaspard Glanz* et Thierry Vincent* se feront sortir, se prenant quelques coups.
Dans la salle, une personne refusant de faire de la place au facho du fan-club d’Alliance** se fait sortir elle aussi du tribunal.

4e jour, vendredi 22 septembre

Des banderoles ont été posées dans l’est de Paris. La stratégie du maintien de l’ordre autour de la salle d’audience fonctionnant peu ou prou, une quinzaine de personnes se retrouvent le matin à Bagnolet-Montreuil pour differ un tract écrit pour l’occase, coller, taguer, et faire des barrages filtrants. Une voiture de flics stoppe cette petite balade au bout d’une demi-heure, interpellant quatre personnes qui sortiront du poste quatre heures et demi plus tard, après avoir donné des noms à l’oral, sans suite pour le moment. Au tribunal, l’ambiance est moins chaleureuse, la menace d’expulsion aidant. Quelques cris se font entendre au moment du refus de mise en liberté des deux prévenu-e-s incarcéré-e-s. Les gendarmes pousseront le ridicule jusqu’à nous raccompagner jusqu’au pont du Châtelet, sous nos moqueries : «béééh» , «Alpha-autorité ! Aux pieds !», «De Limoges à Grenoble…».

Dans la nuit, à Clermont-Ferrand, un camion de la mairie est incendié en solidarité.

Notes:
* 2 journalistes infiltrés dans le milieu révolutionnaire dont les vidéos servent régulièrement de preuves pour inculper des compagnons-nes.
** Syndicat fasciste de la police

via nantes.indymedia.org

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